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Guide · Structure bois

Surélévation en ossature bois : le guide

Par l’équipe Surélever, spécialistes de la surélévation, relu par notre architecte partenaire (architecte DPLG) Mis à jour le
Un pavillon en meulière reçoit un étage en ossature bois. + 1 niveau en ossature bois

L’ossature bois est la technique la plus utilisée pour surélever une maison en Île-de-France, parce qu’elle est légère (elle sollicite peu les murs et les fondations existants), préfabriquée en atelier (la maison reste ouverte peu de temps) et performante en isolation. Ses points de vigilance sont l’acoustique entre étages et la protection contre l’humidité pendant le chantier. En 2026, elle se situe dans la fourchette de 2 800 à 4 500 €/m² clé en main.

Qu’est-ce qu’une surélévation en ossature bois ?

Une ossature bois est une structure faite de montants et de traverses en bois, contreventée par des panneaux, dans laquelle l’isolant est placé entre les montants. Pour une surélévation, les murs et le plancher sont le plus souvent fabriqués en atelier sous forme de panneaux, livrés par camion, puis levés à la grue et assemblés sur la maison en quelques jours.

Pourquoi le bois s’impose en surélévation

CritèreOssature boisAcierBéton ou maçonnerie
Poids ajoutéFaibleTrès faibleÉlevé
Durée de mise hors d’eauQuelques joursQuelques joursPlusieurs semaines
ChantierSec, peu de nuisancesSecHumide, bruyant
Isolation thermiqueExcellente (isolant dans l’épaisseur)À traiter (ponts thermiques)À ajouter
AcoustiquePoint de vigilancePoint de vigilanceTrès bonne
Reprise des fondationsRarement nécessaireRarement nécessaireSouvent nécessaire

Le critère décisif est le poids : un étage en bois charge beaucoup moins les murs existants qu’un étage maçonné. Sur un pavillon en meulière ou en brique, c’est souvent ce qui évite de reprendre les fondations.

Les limites à connaître

  • L’acoustique. Le bois transmet les bruits d’impact (pas, chutes d’objets). Un plancher bien conçu (chape flottante, isolant acoustique, faux plafond désolidarisé) règle le problème, à condition de le prévoir dès la conception.
  • L’humidité pendant le chantier. Entre la dépose de la toiture et la mise hors d’eau, la maison est exposée : la préfabrication réduit cette fenêtre à quelques jours, et une bâche de protection est indispensable.
  • L’aspect extérieur. Le bardage bois n’est pas toujours accepté par le PLU ou par l’Architecte des Bâtiments de France. L’ossature peut alors recevoir un enduit, du zinc ou des tuiles, comme une construction traditionnelle.
  • La protection incendie. Elle se traite par les revêtements intérieurs (plaques de plâtre adaptées) et les dispositions constructives prévues par les règles en vigueur.

Et l’acier ?

La structure métallique est encore plus légère et permet de grandes portées sans poteaux : elle convient aux projets très vitrés ou aux surélévations sur des structures fragiles, où il faut reporter les charges sur quelques points. Elle demande en revanche un traitement soigné des ponts thermiques et coûte souvent plus cher. Beaucoup de projets combinent les deux : un portique acier qui porte, une ossature bois qui ferme et isole.

Qui fabrique et qui garantit ?

La conception est réalisée par l’architecte et l’ingénieur structure, la fabrication et la pose par une entreprise de charpente ou de construction bois. Comme tout constructeur, cette entreprise doit être couverte par une assurance décennale, dont l’attestation est à demander avant la signature du devis.

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