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Guide · Copropriété

Vendre le droit de surélever de sa copropriété

Par l’équipe Surélever, spécialistes de la surélévation, relu par notre architecte partenaire (architecte DPLG) Mis à jour le
Un immeuble parisien reçoit un étage supplémentaire en retrait, sous une toiture en zinc. Droit de surélever

Vendre son droit de surélever, c’est céder à un acquéreur (promoteur, opérateur spécialisé ou copropriétaire) le droit de construire un ou plusieurs niveaux sur l’immeuble, contre un prix et, souvent, des travaux offerts à la copropriété. La valeur se calcule comme une charge foncière : prix de vente des logements créés, moins les coûts de construction, les frais et la marge de l’opérateur. La vente se fait par une promesse soumise à l’obtention du permis de construire.

Comment se calcule la valeur du droit de surélever ?

La méthode de référence est celle de la charge foncière, utilisée par tous les promoteurs :

PosteExemple : 150 m² habitables créés à Paris
Chiffre d’affaires : logements vendus150 m² × 10 000 €/m² = 1 500 000 €
− Coût de construction150 m² × 4 500 €/m² = 675 000 €
− Honoraires, études, assurances, taxes≈ 150 000 €
− Travaux offerts à la copropriété≈ 200 000 €
− Marge et frais financiers de l’opérateur≈ 225 000 €
= Charge foncière (prix du droit de surélever)≈ 250 000 €

Ces chiffres sont purement illustratifs : chaque projet dépend du prix de sortie du quartier, de la complexité de la structure, de l’accès au chantier et des exigences patrimoniales. Ils montrent surtout les leviers : un prix de vente local élevé et une structure simple augmentent la valeur du droit.

Prix versé ou travaux offerts ?

La contrepartie peut prendre deux formes, souvent combinées :

  • Un prix, versé au syndicat et réparti entre les copropriétaires selon leurs tantièmes, ou affecté à un fonds de travaux.
  • Des travaux réalisés par l’acquéreur : ravalement, isolation de la toiture et des façades, ascenseur, réfection des réseaux. C’est souvent la formule la plus attractive, car elle règle un problème concret de l’immeuble.

Les étapes de la vente

  1. Étude de faisabilité : surface constructible au regard du PLU, structure, contraintes patrimoniales.
  2. Consultation de plusieurs acquéreurs sur la base d’un cahier des charges commun, pour comparer des offres comparables.
  3. Vote en assemblée générale du principe, de l’acquéreur retenu et des conditions (majorité de l’article 26, ou 25 en zone de préemption).
  4. Promesse de vente chez le notaire, avec conditions suspensives : obtention du permis de construire purgé de recours, financement, absence de pollution ou de surprise structurelle.
  5. Permis de construire déposé par l’acquéreur, avec un architecte.
  6. Modificatif du règlement de copropriété et de l’état descriptif de division, préparé par un géomètre-expert, pour créer les nouveaux lots.
  7. Vente définitive, puis chantier.

Les clauses à négocier

  • Le calendrier et les pénalités de retard.
  • La garantie d’achèvement et les assurances de l’acquéreur.
  • La protection des parties communes et des logements pendant le chantier, et l’état des lieux avant/après.
  • La prise en charge des indemnités dues aux copropriétaires du dernier étage.
  • La répartition future des charges entre anciens et nouveaux lots.

Qui achète des droits de surélever ?

Des promoteurs spécialisés, des opérateurs de surélévation qui prennent en charge la faisabilité à leurs risques, des bailleurs, et parfois un copropriétaire du dernier étage qui veut agrandir son logement. Surélever vous aide à évaluer votre immeuble et à organiser la consultation.

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