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Guide · Revendre après une surélévation

Surélévation et revente : plus-value, fiscalité et documents

Par l’équipe Surélever, spécialistes de la surélévation Mis à jour le
Un pavillon en meulière reçoit un étage en ossature bois. + 1 niveau en ossature bois

Une surélévation augmente la surface, donc en général la valeur de revente. Si la maison est votre résidence principale au moment de la vente, la plus-value est totalement exonérée. Pour un autre bien, le coût des travaux réalisés par une entreprise s'ajoute au prix d'achat, ce qui réduit la plus-value imposable ; après 5 ans de détention, un forfait de 15 % du prix d'achat peut être retenu à la place. Pour vendre sereinement, préparez le dossier : autorisation d'urbanisme, déclaration d'achèvement, assurance dommages-ouvrage et factures.

Une surélévation se retrouve-t-elle dans le prix de vente ?

En règle générale, oui : un acheteur paie des mètres carrés, des chambres et des salles d’eau. Une maison qui passe de 90 à 130 m² change de catégorie sur le marché local. La valeur ajoutée dépend toutefois du prix au mètre carré de votre commune, de la qualité du projet et de la façon dont l’étage s’intègre à la maison.

Les chiffres commune par commune sont dans notre guide une surélévation est-elle rentable ?, construit à partir des ventes réelles publiées dans la base DVF. Ce guide-ci traite de ce qui se passe au moment de vendre.

Résidence principale : pas d’impôt sur la plus-value

Si la maison est votre résidence principale au moment de la vente, la plus-value est totalement exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux, quel que soit le montant des travaux. La résidence principale s’entend comme le logement que vous occupez réellement la majeure partie de l’année.

Un cas mérite attention : si la surélévation abrite un logement indépendant loué à un tiers, cette partie n’est pas votre résidence principale. L’exonération peut alors ne pas la couvrir. Faites le point avec votre notaire avant de mettre en vente. Voir créer un logement indépendant à l’étage.

Résidence secondaire ou bien locatif : les travaux réduisent la plus-value

Pour un bien qui n’est pas votre résidence principale, la plus-value imposable est la différence entre le prix de vente et le prix d’achat. Ce prix d’achat peut être majoré de deux façons :

OptionMontant retenuConditions principales
Dépenses réellesLe coût des travaux de construction, d’agrandissement ou d’améliorationTravaux réalisés par une entreprise, justifiés par des factures, et non déduits par ailleurs de vos revenus
Forfait15 % du prix d’achatBien détenu depuis plus de 5 ans, sans avoir à produire les factures

Exemple : un bien acheté 300 000 € et détenu depuis dix ans, surélevé avec 150 000 € de travaux facturés*. Les dépenses réelles (150 000 €) dépassent largement le forfait (45 000 €) : vous avez intérêt à retenir les factures. Des abattements pour durée de détention réduisent ensuite l’impôt. Le calcul exact relève de votre notaire.

* Prix indicatif, hors honoraires, taxes et assurance. Chaque projet est particulier et nécessite une visite et une étude approfondie : le prix final dépend de la structure existante, de l’accès au chantier et des finitions.

Conséquence pratique : gardez toutes les factures, au nom du propriétaire, avec le détail des postes. Des travaux faits par vous-même, ou payés sans facture, ne comptent pas.

Le dossier à remettre à l’acheteur

Un acheteur, son notaire et sa banque vérifieront que l’étage a été construit dans les règles. Préparez ces pièces dès la fin du chantier :

DocumentOù le trouverPourquoi il compte
Autorisation d’urbanisme (déclaration préalable ou permis) et plansVotre dossier, la mairieProuve que la surface créée est autorisée
Preuve de l’affichage sur le terrainConstat d’un commissaire de justiceFait courir le délai de recours des tiers
Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux (DAACT)Déposée en mairie à la fin du chantierAtteste que les travaux respectent l’autorisation
Attestation de non-contestation de la conformitéDélivrée par la mairie sur demandeConfirme que la mairie n’a pas contesté la conformité
Assurance dommages-ouvrageVotre assureurTransmise à l’acheteur pendant 10 ans, mentionnée dans l’acte de vente
Attestations décennales des entreprises et procès-verbal de réceptionRemises par les entreprisesFixent le point de départ des garanties
Factures des travauxLes entreprisesCalcul de la plus-value, preuve de la nature des travaux
Diagnostics à jour, dont le DPEUn diagnostiqueur certifiéUn DPE antérieur aux travaux ne décrit plus la maison

Après réception de la DAACT, la mairie dispose de 3 mois pour contester la conformité, et de 5 mois dans certains secteurs protégés ou exposés à des risques. Selon le projet, d’autres attestations sont jointes à la DAACT, par exemple sur la réglementation thermique ou les sols argileux. Pensez aussi à la déclaration des travaux aux impôts, dans les 90 jours suivant l’achèvement. Voir taxes et assurances.

Si vous vendez moins de 10 ans après les travaux

Le propriétaire qui a fait construire, puis revend, est considéré comme constructeur vis-à-vis de l’acheteur pendant dix ans à compter de la réception. En cas de dommage grave, l’acheteur peut se retourner contre vous.

C’est là que l’assurance dommages-ouvrage protège tout le monde : elle passe à l’acheteur avec la maison et finance les réparations sans attendre de procès. Sans elle, le notaire le mentionne dans l’acte, et la négociation devient plus difficile.

Les risques si les travaux ne sont pas conformes

  • Pas d’autorisation, ou un étage différent des plans : l’acheteur ou sa banque peuvent renoncer, ou exiger une baisse de prix.
  • Une régularisation n’est pas toujours possible : si le projet construit ne respecte pas le PLU, un permis de régularisation peut être refusé.
  • Des fenêtres trop proches de la limite : un voisin peut en demander la fermeture, même des années plus tard. Voir voisins et recours.
  • Une surface déclarée fausse : surface, taxe d’aménagement et taxe foncière doivent correspondre à ce qui a été construit.

Le plus simple reste de faire les choses dans l’ordre dès le départ : autorisation, affichage, délai de recours, chantier, DAACT. Les étapes sont détaillées dans notre guide les étapes d’un projet de surélévation.

Préparez un projet qui se revendra bien

Le simulateur vérifie en 30 secondes si votre adresse peut accueillir un étage et estime la valeur créée dans votre commune. Pour un projet conçu dès le départ avec un dossier complet, contactez nos spécialistes de la surélévation.

Votre toit peut-il accueillir un étage ?

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