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Guide · Conseil syndical

Conseil syndical : comment lancer une étude de surélévation

Par l’équipe Surélever, spécialistes de la surélévation Mis à jour le
Un immeuble parisien reçoit un étage supplémentaire en retrait, sous une toiture en zinc. Droit de surélever

Pour lancer une surélévation, le conseil syndical commence par des vérifications sans frais : PLU, hauteur des voisins, protections, état de la toiture, règlement de copropriété. Il demande ensuite au syndic d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée générale une résolution sur l’étude de faisabilité et la consultation d’opérateurs. Une fois l’étude rendue, il compare plusieurs offres sur un cahier des charges commun, puis prépare le vote sur la cession. Comptez en pratique deux assemblées générales avant la décision définitive.

Quel est le rôle du conseil syndical dans ce projet ?

Le conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion. Il peut donner son avis sur toute question concernant la copropriété, de sa propre initiative ou à la demande du syndic. Il ne décide pas à la place de l’assemblée générale, mais c’est souvent lui qui porte l’idée d’une surélévation : il la prépare, rassemble les informations et présente le projet aux copropriétaires.

La loi de 1965 lui permet aussi de prendre conseil auprès de la personne de son choix et de demander un avis technique à un professionnel. Autrement dit, vous pouvez vous faire accompagner dès les premières réflexions, avant même que l’assemblée générale ne vote un budget d’études.

Étape 1 : les premières vérifications, sans frais

Avant d’alerter tout l’immeuble, vérifiez que l’idée tient debout. Ces points se contrôlent en quelques heures.

  • La hauteur : l’immeuble est-il plus bas que ses voisins ou que la hauteur maximale du PLU ?
  • La zone du PLU et ses règles, consultables gratuitement sur le Géoportail de l’urbanisme.
  • Les protections : abords d’un monument historique, site patrimonial remarquable, immeuble protégé.
  • La toiture : toit-terrasse ou toiture à refaire, deux situations favorables.
  • Le plan pluriannuel de travaux : une réfection de toiture, un ravalement ou une isolation à venir peuvent être financés par l’opération.
  • Le règlement de copropriété : statut des combles et de la toiture, et clause éventuelle qui réserverait le droit de surélever à un lot ou à un tiers.

Le simulateur donne en 30 secondes la hauteur du bâtiment, celle des voisins et la zone du PLU de l’adresse.

Étape 2 : associer le syndic

Présentez au syndic vos premières conclusions et demandez-lui les documents dont il dispose : règlement de copropriété et ses modificatifs, plans, diagnostics, plan pluriannuel de travaux, carnet d’entretien. Il pourra aussi indiquer la majorité applicable à chaque résolution.

Le syndic ne peut pas engager seul la copropriété dans une étude payante ou une négociation avec un acquéreur : il lui faut un mandat de l’assemblée générale, avec un budget et un périmètre précis. C’est l’objet de la première résolution.

Étape 3 : inscrire la question à l’ordre du jour

Tout copropriétaire, comme le conseil syndical, peut demander au syndic d’inscrire une ou plusieurs questions à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.

RègleCe qu’il faut savoir
Forme de la demandeLettre recommandée avec avis de réception adressée au syndic
MomentÀ tout moment, mais elle doit arriver avant l’envoi de la convocation ; sinon, la question passe à l’assemblée suivante
ContenuUn projet de résolution par question, rédigé clairement, chaque question faisant l’objet d’un vote séparé
DocumentsLes pièces utiles au vote sont jointes à la convocation
Délai de convocationAu moins 21 jours avant l’assemblée, sauf délai plus long prévu par le règlement

Si la prochaine assemblée ordinaire est lointaine, le conseil syndical peut aussi demander au syndic de convoquer une assemblée générale.

Pour cette première assemblée, inutile de voter la surélévation elle-même. Les résolutions portent plutôt sur :

  1. Le principe d’une étude de faisabilité de surélévation de l’immeuble.
  2. Son financement : budget voté par le syndicat, ou étude prise en charge par un opérateur à ses risques.
  3. Le mandat donné au syndic, assisté du conseil syndical, pour consulter des opérateurs et revenir devant l’assemblée avec des offres.

Étape 4 : l’étude de faisabilité

L’étude répond à quatre questions : que permet le PLU sur cet immeuble, que peut porter la structure, combien de mètres carrés peuvent être créés, et que valent-ils ? Son contenu est détaillé dans notre guide de l’étude de faisabilité.

Deux modes de financement existent. Le syndicat peut voter un budget, ce qui le laisse libre de consulter ensuite qui il veut. Un opérateur peut aussi financer l’étude à ses risques, en échange d’une exclusivité de négociation pendant une durée limitée : pas d’appel de fonds, mais moins de mise en concurrence. Dans les deux cas, faites préciser par écrit ce que contient l’étude et à qui elle appartient.

Étape 5 : consulter plusieurs opérateurs

Une fois la faisabilité connue, rédigez un cahier des charges commun et adressez-le à plusieurs acquéreurs potentiels. Des offres établies sur la même base sont les seules vraiment comparables.

Points à comparer dans chaque offre :

  • le prix proposé et son mode de calcul ;
  • les travaux offerts à la copropriété : toiture, ravalement, isolation, ascenseur ;
  • le calendrier et les pénalités de retard ;
  • les conditions suspensives de la promesse de vente ;
  • la prise en charge des frais de géomètre, de notaire et des indemnités dues au dernier étage ;
  • les garanties et assurances de l’acquéreur.

La méthode d’évaluation du prix est expliquée dans vendre le droit de surélever. Si l’immeuble n’a pas d’ascenseur, voyez aussi comment financer un ascenseur grâce à la surélévation.

Un calendrier type

Les durées ci-dessous sont des ordres de grandeur, à adapter à chaque immeuble et au rythme des assemblées générales.

PhaseDurée indicative
Vérifications et réunions du conseil syndical1 à 2 mois
Première assemblée générale : étude et mandatSelon la date de la prochaine assemblée
Étude de faisabilitéQuelques semaines
Consultation des opérateurs et négociationQuelques mois
Seconde assemblée générale : choix de l’acquéreur et cessionSelon la date de la prochaine assemblée
Promesse de vente, permis de construire et délai de recoursInstruction de 3 mois, plus 1 mois en secteur protégé, puis 2 mois de recours
Modificatif du règlement, vente définitive et chantierPlusieurs mois

Le vote de la cession obéit à une majorité renforcée : tout est expliqué dans faire voter une surélévation en assemblée générale.

Informer les copropriétaires tout au long du projet

Un projet de surélévation échoue rarement sur la technique, plus souvent sur la méfiance. Organisez une réunion d’information avant chaque assemblée, diffusez une synthèse de l’étude et répondez par écrit aux questions. Associez tôt les copropriétaires du dernier étage : ils ont des droits spécifiques, présentés dans droit de priorité et indemnités. Pour les autres, le guide ce qui change pour les copropriétaires répond aux questions habituelles.

Faire étudier votre immeuble

Commencez par tester l’adresse de l’immeuble sur le simulateur. Nos spécialistes de la surélévation peuvent ensuite présenter une première analyse au conseil syndical et l’aider à préparer la résolution : contactez-nous.

Votre toit peut-il accueillir un étage ?

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